Une cinquième affaire ajoutée pour la version DS française
Sorti sur Game Boy Advance au Japon en 2001, le jeu de Shu Takumi est arrivé en France sur DS en 2006, avec une affaire de plus et une action à Los Angeles.
En bref
- Sortie japonaise sur Game Boy Advance en 2001, arrivée française sur Nintendo DS en 2006.
- La version DS contient cinq affaires, contre quatre dans l’original.
- La série compte six épisodes principaux et de nombreuses déclinaisons.
- L’adaptation anglaise a déplacé l’action à Los Angeles.
Entre la première plaidoirie japonaise de Naruhodō Ryūichi et celle de Phoenix Wright en France, il s’est écoulé quatre ans et demi. Au Japon, la série a vu le jour le 12 octobre 2001 sur Game Boy Advance. Les joueurs français, eux, ont dû patienter jusqu’au 31 mars 2006 et la Nintendo DS, pour une version qui ne correspondait plus tout à fait à l’original. D’après Gamekult, la série fête ainsi ses 25 ans le 12 octobre 2026.
Un projet conçu sans penser aux suites
À l’origine, le jeu s’intitule Gyakuten Saiban, et son avocat porte le nom de Naruhodō Ryūichi avant de devenir Phoenix Wright hors du Japon. Son créateur, Shu Takumi, n’était pas un débutant chez Capcom : entré dans l’entreprise en 1994, il avait travaillé sur Resident Evil 2 et sur Dino Crisis. Il a lui-même situé la naissance du concept à l’été 2000.
« L’idée de créer un jeu sur un avocat se battant dans un tribunal a pris forme pour la première fois dans un document de proposition de jeu que j’ai écrit au cours de l’été 2000 »
Shu Takumi, créateur de la série
Présenter l’idée n’allait pas de soi. Shu Takumi a rappelé : « Il n’existait aucun jeu basé sur les tribunaux à l’époque, il était donc très difficile d’expliquer aux autres à quoi ressemblerait concrètement le système de jeu. » Il a écrit et réalisé ce premier épisode avec une équipe d’une dizaine de personnes, sans envisager de suites, ce qui explique que l’intrigue soit si dense.

Quatre affaires sur GBA, cinq sur DS
La version japonaise d’origine ne contient que quatre affaires. La cinquième a été ajoutée pour inciter les joueurs japonais à racheter le jeu sur Nintendo DS, et c’est cette édition complétée que le public français a découverte. Le scénario de départ s’articule autour de quelques jalons :
- un deuxième chapitre marqué par le meurtre de Mia Fey, associée et mentor du héros ;
- l’arrivée de Maya, accusée de ce crime, de l’inspecteur Dick Tektiv et du procureur Benjamin Hunter ;
- un quatrième chapitre où Hunter se retrouve accusé à son tour, Manfred Von Karma prenant sa place comme adversaire final.
D’un accueil commercial modeste à une franchise
Les ventes n’ont pas été à la hauteur : dans une entrevue de 2002, le producteur Atsushi Inaba a reconnu que ce premier volet n’avait pas connu un grand succès commercial. Une suite a pourtant été produite, Shinji Mikami, producteur exécutif du jeu, figurant parmi ceux qui ont usé de leur influence auprès de Capcom. Depuis, la franchise s’est étendue en spin-offs, puis vers le manga, le film, la série d’animation, les concerts et les comédies musicales.
Un tribunal transplanté à Los Angeles
L’arrivée en Occident s’est accompagnée d’une adaptation marquée. Dans Gyakuten Saiban, l’histoire se déroule au Japon, mais l’équipe de localisation menée par Janet Hsu a choisi, pour la version anglaise, de transposer l’action à Los Angeles.
Photo : Caleb Oquendo / Pexels
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